Comment acheter une maison en République dominicaine en tant qu’expatrié en 2026 ?
Découvrez les avantages de la loi CONFOTUR pour les étrangers ainsi que les conditions pour acheter une maison en République dominicaine.
Le charme des Caraïbes agit souvent dès le premier voyage. Punta Cana, Las Terrenas, Saint-Domingue ou encore Samaná : chaque région possède sa propre identité. Beaucoup de visiteurs viennent pour quelques vacances, puis repartent en se demandant comment prolonger l’expérience. Ou, au moins, comment conserver un pied-à-terre sur l’île.
Le plus surprenant apparaît lorsque l’on commence à se renseigner. Acheter une maison en République dominicaine en tant qu’étranger ne nécessite pas de visa spécifique. Vous n’avez pas besoin d’un partenaire local, aucune limite de propriété ne s’applique et vos droits de propriétaire sont identiques à ceux d’un citoyen dominicain. Depuis 1998, date à laquelle les autorités ont supprimé l’obligation d’autorisation préalable, le marché immobilier dominicain reste entièrement ouvert aux investisseurs étrangers, sans restrictions majeures.
Toutefois, cela ne signifie pas que la procédure soit simple. Vous devrez fournir plusieurs documents, comprendre les taxes applicables et analyser les différences juridiques selon les régions. De plus, le marché a connu une forte croissance ces dernières années, ce qui a également augmenté certains risques.
Dans ce guide, nous détaillons l’ensemble du processus : prix réels selon les zones, fiscalité, moyens de paiement, étapes d’achat et erreurs coûteuses à éviter pour acheter une maison en République dominicaine.
Conditions pour acheter une maison en République dominicaine en tant qu’étranger
La législation dominicaine permet aux particuliers et aux entreprises étrangères d’acheter, de vendre et de posséder des biens immobiliers dans les mêmes conditions que les citoyens dominicains. Les autorités n’exigent ni résidence permanente ni autorisation gouvernementale spéciale pour acquérir un bien. Cette ouverture est bien réelle et repose sur un cadre juridique solide.
Toutefois, vous devez respecter plusieurs exigences administratives afin de finaliser l’achat légalement. Ces conditions s’appliquent à toute transaction immobilière officielle dans le pays.
1. Pièces d’identité requises
Vous devrez fournir deux documents d’identification. Un passeport valide reste indispensable comme document principal. Les autorités acceptent également un permis de conduire, une carte de résidence ou tout autre document officiel comme pièce d’identité secondaire.

2. Formulaire KYC (Know Your Client)
Ce formulaire standard permet aux agences immobilières et aux établissements financiers de vérifier l’identité de l’acheteur et de respecter les règles de lutte contre le blanchiment d’argent.
Le document comprend des informations sur votre profession, votre patrimoine, votre situation familiale, vos personnes à charge et les biens que vous possédez dans votre pays d’origine. Si vous êtes marié, votre conjoint devra également remplir ce formulaire et fournir ses documents d’identité.
3. Justificatifs de l’origine légale des fonds
Cette exigence figure parmi les plus importantes. Vous devez démontrer que les fonds utilisés pour acheter une maison en République dominicaine proviennent d’une source légale. Les acheteurs présentent généralement une attestation d’emploi, des documents relatifs à leur entreprise ou d’autres preuves de leur activité économique.
En outre, les autorités demandent habituellement les relevés bancaires des trois à six derniers mois ainsi que les déclarations fiscales des deux dernières années. Cette vérification s’avère particulièrement rigoureuse pour les résidents des États-Unis.
4. RNC (Registre national des contribuables)
Pour enregistrer le titre de propriété à votre nom, vous devez vous inscrire auprès de la Direction générale des impôts internes (DGII) et obtenir un numéro d’identification fiscale. Cette démarche reste relativement simple et intervient généralement pendant le processus d’achat.
5. Visa investisseur
Si la valeur du bien atteint ou dépasse 200 000 $ (176 000 €), vous pouvez demander un visa investisseur donnant accès à la résidence légale en République dominicaine.
Ce visa n’est pas obligatoire pour acheter un bien immobilier. Toutefois, de nombreux acheteurs étrangers ignorent cet avantage. Si vous envisagez de longs séjours dans le pays, il peut être judicieux d’examiner cette option avec un avocat spécialisé en immigration.
6. Recourir à un avocat local
La législation n’impose pas l’intervention d’un avocat pour acheter une maison en République dominicaine. Dans la pratique, cependant, les acheteurs expérimentés évitent généralement de mener cette opération seuls.
Votre avocat vérifie la situation juridique du bien auprès du registre foncier, examine le contrat de vente et supervise le transfert du titre de propriété. Les honoraires juridiques représentent généralement entre 1 % et 1,5 % de la valeur du bien.
Si vous faites appel à une agence immobilière, assurez-vous qu’elle est affiliée à l’Association des agents et entreprises immobilières de la République dominicaine (ACOPROVI). Cette adhésion ne garantit pas à elle seule la qualité du service, mais elle témoigne du respect de standards professionnels reconnus.
Combien coûte une maison en République dominicaine ?
Le marché immobilier dominicain évolue à deux vitesses au sein d’un même pays. D’un côté, le segment résidentiel s’adresse principalement aux acheteurs locaux, avec des prix exprimés en pesos dominicains et des biens plus accessibles.
De l’autre, le marché destiné aux acheteurs étrangers et aux investisseurs internationaux fonctionne principalement en dollars américains. Par ailleurs, les programmes immobiliers de luxe rivalisent désormais avec des destinations caribéennes réputées comme la Barbade ou les Îles Vierges.
Les prix varient fortement selon la région, le type de bien et la proximité des plages ou des grands centres urbains. Voici les fourchettes actuellement observées.
Saint-Domingue et le Grand Saint-Domingue
La capitale offre le plus large choix immobilier du pays ainsi que la plus grande diversité de prix. Selon le Registre de l’offre de construction de l’Office national des statistiques (ROE 2025-2), le prix moyen au mètre carré dans le District national atteint environ 132 730 RD$, soit près de 2 300 $ (2 024 €)/m².
Les quartiers les plus exclusifs affichent des prix nettement supérieurs :
- Piantini : prix moyen de 172 377 RD$/m² (2 920 $ ; 2 510 €), ce qui en fait le quartier le plus cher de la capitale.
- La Julia et Renacimiento : environ 165 000 RD$/m² (2 790 $ ; 2 400 €).
- Ensanche Naco et La Esperilla : entre 134 000 et 149 000 RD$/m² (2 270 à 2 520 $ ; 1 950 à 2 160 €).
En revanche, les secteurs est et ouest de Saint-Domingue proposent des prix plus abordables, compris entre 800 et 1 400 $ (704 à 1 232 €)/m².
Punta Cana et Cap Cana
Cette région constitue aujourd’hui le principal pôle d’investissement du pays et attire le plus grand nombre d’acheteurs internationaux. Les prix reflètent donc cette forte demande :
- Appartements en bord de mer à Punta Cana ou Bávaro : entre 2 000 et 3 500 € (1 760 à 3 080 €)/m².
- Villas de luxe à Cap Cana, près des golfs ou des plages privées : plus de 4 500 $ (3 960 €)/m².
- Appartements de deux chambres dans des zones recherchées : à partir de 225 000 $ (198 000 €).
- Terrains résidentiels : entre 300 et 800 $ (264 à 704 €)/m².
Las Terrenas (Samaná)
Cette destination a connu une forte croissance auprès des acheteurs européens ces dernières années, notamment les Français et les Espagnols. De plus, elle offre une alternative plus calme et moins fréquentée que Punta Cana.
- Appartements dans le centre de Las Terrenas : entre 1 200 et 2 000 $ (1 056 à 1 760 €)/m².
- Villas en bord de mer : entre 2 500 et 4 000 $ (2 200 à 3 520 €)/m².
- Terrains dans les zones plus éloignées : à partir de 150 $ (132 €)/m².
Puerto Plata, Sosúa et Cabarete
La côte nord affiche des prix plus modérés tout en offrant un fort potentiel de valorisation grâce aux nouveaux projets immobiliers et aux investissements dans les infrastructures. Les investisseurs à long terme devraient donc étudier sérieusement cette région.
Santiago de los Caballeros
Deuxième centre économique et urbain du pays, Santiago présente des prix compris entre 1 100 et 1 800 $ (968 à 1 584 €)/m² dans des quartiers résidentiels réputés comme Los Jardines ou La Trinitaria. Les zones périphériques restent plus abordables.
Frais d’entretien
Les résidences sécurisées et les copropriétés facturent généralement des frais mensuels couvrant différents services : sécurité privée, piscines, espaces verts ou groupes électrogènes de secours.
Dans les complexes de standing moyen ou élevé à Punta Cana, ces frais varient généralement entre 100 et 400 $ (88 à 352 €) par mois. Certains programmes de luxe dépassent largement ces montants. Il est donc important d’intégrer cette dépense récurrente dès le début du projet.
Quelles taxes s’appliquent lors de l’achat d’une maison en République dominicaine ?
Le système fiscal dominicain applicable aux transactions immobilières reste plus simple que dans de nombreux pays européens. Toutefois, il est essentiel de comprendre les taxes et les exonérations disponibles afin d’estimer précisément le coût total de votre investissement.
1. ITBI (taxe sur le transfert immobilier)
Cette taxe constitue le principal impôt à payer lors de l’acquisition d’un bien. Son taux est fixé à 3 % et s’applique à la valeur la plus élevée entre le prix de vente indiqué dans le contrat et l’évaluation réalisée par la Direction générale des impôts internes (DGII).
Sans preuve de paiement de cette taxe, le registre foncier ne délivrera pas le certificat de propriété au nom de l’acheteur.
- Moment du paiement : cette taxe est réglée une seule fois lors de la demande de transfert du titre de propriété.
2. Frais de notaire et frais juridiques
Les honoraires du notaire et les frais d’enregistrement auprès du registre foncier s’ajoutent au coût de la transaction. Comme indiqué précédemment, les avocats facturent généralement entre 1 % et 1,5 % de la valeur du bien.
À cela s’ajoutent divers frais administratifs liés aux actes notariés et à l’enregistrement. Au total, ces dépenses représentent généralement entre 4 % et 5 % du prix de vente, taxe de 3% de transfert incluse.
3. L’avantage majeur : l’exonération CONFOTUR
Ce dispositif intéresse particulièrement les personnes souhaitant acheter une maison en République dominicaine dans des destinations touristiques comme Punta Cana, Cap Cana, Las Terrenas ou Puerto Plata. La loi 158-01 sur la promotion touristique (CONFOTUR) accorde plusieurs avantages destinés à encourager les investissements étrangers :
- Économie à l’achat : les biens certifiés CONFOTUR sont exonérés de la taxe de transfert de 3 %.
- Économie à long terme : les propriétaires bénéficient également d’une exonération de l’IPI (1 %) pendant une période pouvant atteindre 15 ans.
- Vérification indispensable : avant de verser un acompte ou de réserver un bien, assurez-vous que la certification du projet est toujours valide.
4. IPI (impôt sur le patrimoine immobilier)
Une fois propriétaire, vous pouvez être soumis à l’IPI. Cet impôt annuel s’applique à la valeur totale du patrimoine immobilier détenu par une personne physique.
L’impôt concerne les biens dont la valeur dépasse 6,5 millions de RD$ (environ 110 000 $ ou 96 800 € selon le taux de change de 2026). Si votre résidence ou l’ensemble de vos biens reste sous ce seuil, vous ne paierez pas cet impôt. Les biens bénéficiant du régime CONFOTUR restent également exonérés pendant la durée prévue.
Le taux annuel correspond à 1 % de la valeur dépassant ce seuil.
5. Impôt sur le revenu
Les bénéfices réalisés lors de la vente d’un bien immobilier peuvent être soumis à l’impôt sur le revenu (ISR) pour les non-résidents. Les taux et les modalités exactes dépendent de la situation fiscale du vendeur ainsi que des éventuelles conventions de double imposition conclues entre la République dominicaine et son pays de résidence.
Par exemple, l’Espagne et la République dominicaine disposent d’une convention fiscale en vigueur. Il est donc recommandé de consulter un conseiller fiscal avant toute revente.
6. Droits de succession
En cas d’héritage d’un bien immobilier en République dominicaine, les autorités appliquent une taxe équivalente à 3 % de la valeur totale de la succession. Les héritiers disposent de 90 jours après le décès pour déclarer la succession auprès de la DGII.

Étapes pour acheter une maison en République dominicaine
Acheter un bien immobilier au cœur des Caraïbes est une expérience enthousiasmante. Toutefois, le processus exige une méthode claire et rigoureuse. Contrairement à d’autres marchés, la sécurité juridique se construit étape par étape, depuis la vérification du titre de propriété jusqu’à l’optimisation des avantages fiscaux. Suivez donc attentivement ces étapes afin de protéger votre investissement et de transformer votre projet en un actif durable.
1. Définir le type de bien et l’emplacement recherchés
Avant de contacter une agence ou de consulter des annonces, déterminez précisément votre objectif : résidence principale, maison de vacances ou investissement locatif. Réfléchissez également à l’emplacement souhaité : bord de mer, centre-ville ou zone plus rurale. Enfin, choisissez entre un programme neuf sur plan et un bien déjà existant.
Chaque profil d’acheteur correspond à des zones spécifiques et à des considérations juridiques particulières. Par exemple, un appartement certifié CONFOTUR à Punta Cana implique des avantages fiscaux très différents de ceux d’une maison située dans un quartier résidentiel de Saint-Domingue.
2. Faire appel à un avocat de confiance
En République dominicaine, l’avocat joue un rôle bien plus important qu’un simple intermédiaire administratif. Il constitue votre principale garantie de sécurité. Ne signez aucun document et n’effectuez aucun transfert de fonds sans l’accompagnement d’un spécialiste du droit immobilier local. Sa première mission consiste à réaliser une due diligence, c’est-à-dire un audit complet auprès du registre foncier. Cette vérification confirme que le vendeur dispose du droit légal de vendre le bien et que celui-ci est exempt d’hypothèques, de saisies ou de dettes fiscales.
3. Vérifier le titre de propriété
La République dominicaine utilise un système de certificat de titre permettant de prouver la propriété légale d’un bien immobilier. Avant tout engagement financier, votre avocat doit s’assurer que le bien possède un titre valide et correctement enregistré.
Certaines zones rurales ou certains projets informels comportent encore des biens dont la situation juridique reste incertaine. Pour les acheteurs étrangers, éviter ce type de propriété constitue une règle essentielle.
4. Négocier le prix et signer le compromis de vente
Une fois le titre vérifié et le prix convenu entre les parties, vous signerez un contrat préliminaire de vente (Contrato de Venta) officialisant l’accord. À cette étape, les acheteurs versent généralement un acompte compris entre 10 % et 20 % du prix convenu.
Votre avocat doit prévoir des clauses de résiliation claires, des échéances de paiement précises et des pénalités en cas de non-respect du contrat afin de protéger votre investissement.
5. Obtenir votre RNC auprès de la DGII
Pour que l’État dominicain puisse enregistrer le bien à votre nom, vous devez vous inscrire auprès de la DGII. Cette démarche permet d’obtenir le RNC (Registre national des contribuables) sur présentation de votre passeport et du formulaire requis.
La procédure reste relativement simple et votre avocat peut généralement l’accélérer. Toutefois, cette étape demeure indispensable avant le paiement des taxes de transfert.
6. Effectuer le paiement final et signer l’acte de vente
Après la signature du contrat préliminaire et l’obtention du RNC, vous pourrez régler le solde du prix d’achat et signer l’acte définitif devant notaire. À ce stade, l’ensemble des taxes et frais liés à la transaction devient également exigible.
7. Enregistrer le transfert au registre foncier
La dernière étape, et sans doute la plus importante, consiste à enregistrer officiellement le transfert de propriété auprès du registre foncier. Une simple signature ne suffit pas. La procédure n’est achevée qu’une fois qu’un nouveau certificat de titre est délivré à votre nom. C’est seulement à ce moment-là que vous devenez officiellement propriétaire de votre bien en République dominicaine.
Logistique financière : comment payer un bien immobilier en République dominicaine ?
Le marché immobilier dominicain, notamment dans les secteurs touristiques et haut de gamme, fonctionne largement en dollars américains. Bien que le peso dominicain (DOP) reste la monnaie officielle, la majorité des transactions réalisées par des étrangers sont négociées et réglées en dollars. Il est donc essentiel de comprendre les différentes options de paiement afin de limiter les coûts de transaction.
1. Virements internationaux et gestion bancaire
Le virement bancaire international constitue la méthode de paiement la plus courante. Même si l’achat peut être réalisé depuis l’étranger, l’ouverture d’un compte auprès d’établissements comme Banco Popular, BHD ou Banreservas facilite considérablement la gestion des charges, des impôts récurrents et des factures après l’acquisition.
Lors du transfert de montants importants, les frais bancaires intermédiaires et les taux de change peuvent réduire significativement la somme reçue. Pour cette raison, les plateformes spécialisées dans les transferts internationaux offrent souvent des conditions plus avantageuses que les banques traditionnelles.
2. Financement des non-résidents : conditions et réalité du marché
Les acheteurs étrangers peuvent obtenir un prêt hypothécaire en République dominicaine. Toutefois, les conditions diffèrent fortement de celles observées en Europe ou aux États-Unis. Des banques comme Scotiabank RD ou Banco Santa Cruz proposent des solutions dédiées aux clients internationaux sous certaines conditions :
- Ratio prêt/valeur (LTV) : alors que les résidents peuvent parfois financer jusqu’à 80 % du bien, les non-résidents obtiennent généralement entre 60 % et 70 % de la valeur estimée.
- Taux d’intérêt : les taux appliqués aux prêts en dollars restent historiquement plus élevés que dans la zone euro ou aux États-Unis. Il est donc essentiel de comparer le coût annuel effectif entre plusieurs établissements.
- Conditions d’éligibilité : les banques exigent généralement un historique de crédit dans le pays d’origine, des déclarations fiscales et des justificatifs de revenus stables.
3. Achat comptant
Cette solution domine largement le segment de l’investissement immobilier. Payer comptant simplifie le processus en évitant les formalités bancaires et les expertises supplémentaires. De plus, les acheteurs disposant immédiatement des fonds bénéficient souvent d’un pouvoir de négociation plus important et peuvent obtenir des réductions significatives.
4. Achat sur plan : le modèle des projets touristiques
Si vous souhaitez acheter une maison en République dominicaine dans des zones en plein développement comme Punta Cana, Las Terrenas ou Cap Cana, les paiements échelonnés constituent la norme.
- Structure habituelle : Réservation : 2 000 à 5 000 $ (1 760 à 4 400 €) Signature du contrat : 10 % à 20 % Versements pendant la construction : 30 % à 40 % Solde à la livraison du bien
- Cette formule permet de profiter de l’appréciation potentielle du bien pendant les travaux sans payer immédiatement l’intégralité du montant. Toutefois, la sécurité de l’investissement dépend fortement de la solidité financière du promoteur. Avant tout versement, votre avocat doit vérifier les permis de construire ainsi que l’historique de livraison du promoteur.
Quelle que soit l’option choisie, veillez à effectuer tous les paiements par des canaux bancaires officiels. Évitez les règlements importants en espèces, car la législation dominicaine en matière de lutte contre le blanchiment d’argent est particulièrement stricte. Sans traçabilité bancaire, l’enregistrement du titre de propriété pourrait devenir beaucoup plus complexe.

Conseils avant d’acheter une maison en République dominicaine
Investir à l’étranger demande à la fois de l’enthousiasme et de la prudence. Avant de finaliser votre projet, gardez donc à l’esprit les recommandations suivantes.
1. Restez connecté avant, pendant et après l’achat
L’achat d’un bien immobilier à l’étranger exige une disponibilité constante. Pour les séjours de courte durée, notamment lors des visites, l’eSIM République dominicaine de Holafly offre des données illimitées dès votre arrivée, sans changer de carte SIM ni rechercher un réseau Wi-Fi.
Pour des séjours plus longs ou vos premiers mois sur place, les forfaits mensuels Holafly constituent une solution pratique. Une seule souscription suffit pour accéder à Internet dans plus de 160 pays. Vous profitez également de l’avantage Always On, qui fournit automatiquement 1 Go de données de secours chaque mois dans plus de 70 destinations.
2. Vérifiez toujours le titre de propriété avant tout paiement
Le principal risque concerne les fraudes liées aux titres dupliqués ou aux vendeurs ne disposant pas du droit légal de vendre. Ne transférez aucun montant avant que votre avocat ait vérifié le certificat de titre original auprès du registre foncier. Cette vérification constitue la meilleure protection contre les dettes cachées et les litiges juridiques.
3. Confirmez le statut CONFOTUR dans les zones touristiques
Si le projet bénéficie d’une certification CONFOTUR active, vous pouvez être exonéré de l’ITBI et de l’IPI pendant une période pouvant atteindre 15 ans. En l’absence de certification valide, les taxes habituelles s’appliquent. À long terme, cette différence peut représenter plusieurs dizaines de milliers de dollars d’économies.
4. Analysez soigneusement le secteur avant de vous engager
Ne vous fiez pas uniquement aux images promotionnelles. En République dominicaine, la qualité des infrastructures peut varier considérablement d’une rue à l’autre.
Certaines zones bénéficient d’excellents services, tandis que d’autres subissent encore des coupures d’électricité, des problèmes d’approvisionnement en eau ou des difficultés d’accès. Visitez donc le quartier, échangez avec les habitants et vérifiez les services essentiels avant de prendre votre décision.
5. Méfiez-vous des prix anormalement bas
Sur un marché dynamique où de nombreux acheteurs investissent à distance, les offres exceptionnellement attractives cachent souvent des problèmes. Si un bien est proposé bien en dessous des prix du marché local, prenez le temps d’en comprendre la raison avant de vous engager.
6. Envisagez la location avant l’achat
Si vous connaissez encore peu la région, louer un logement pendant quelques semaines ou quelques mois peut constituer un excellent investissement. Cette expérience permet d’évaluer la circulation, les nuisances sonores, la gestion des déchets et le cadre de vie réel avant d’investir sur le long terme.
7. Les principaux signes d’alerte à surveiller
Restez vigilant face aux vendeurs qui imposent une décision rapide sans vérification documentaire, aux biens proposés avec des copies de documents sans originaux, aux promoteurs incapables de présenter des permis valides ou aux contrats contenant des clauses abusives en petits caractères.
Si vous rencontrez l’une de ces situations, interrompez immédiatement le processus et consultez votre avocat avant de poursuivre.
Questions fréquentes : acheter une maison en République dominicaine
Oui. Depuis 1998, la législation dominicaine autorise les particuliers et les entreprises étrangers à acheter, vendre et posséder des biens immobiliers dans les mêmes conditions que les citoyens dominicains. Aucune résidence préalable ni autorisation spéciale n’est requise.
Le certificat de titre est le document officiel qui prouve la propriété d’un bien immobilier en République dominicaine. Sans un titre clair et correctement enregistré, l’achat ne bénéficie pas d’une protection juridique suffisante. Sa vérification auprès du registre foncier constitue donc l’étape la plus importante du processus.
La principale taxe est l’ITBI (taxe sur le transfert immobilier), fixée à 3 % de la valeur enregistrée du bien. Si le logement fait partie d’un projet touristique certifié CONFOTUR, cette taxe peut être exonérée pendant une période pouvant atteindre 15 ans.
Oui, mais les conditions sont généralement plus strictes que pour les résidents locaux. Les banques dominicaines financent les acheteurs étrangers, mais elles exigent davantage de documents, des revenus stables et un historique de crédit solide.
Pas automatiquement. Toutefois, si la valeur du bien atteint ou dépasse 200 000 $ (176 000 €), vous pouvez demander un visa investisseur permettant d’obtenir la résidence légale dans le pays. Cette procédure reste distincte de l’achat immobilier.
La loi CONFOTUR est la loi dominicaine de promotion touristique. Les projets immobiliers certifiés bénéficient d’exonérations de l’ITBI et de l’IPI pendant une période pouvant atteindre 15 ans. Les acheteurs à Punta Cana, Cap Cana ou Las Terrenas peuvent ainsi réaliser d’importantes économies fiscales.
Les risques les plus fréquents concernent les biens sans titre officiel, les litiges de propriété, les vendeurs ne disposant pas des droits nécessaires, les programmes sur plan portés par des promoteurs peu fiables ou encore les contrats contenant des clauses ambiguës. Pour acheter une maison en République dominicaine en toute sécurité, il est essentiel de travailler avec un avocat local de confiance et de vérifier chaque document auprès des organismes officiels.
