Acheter une maison au Costa Rica en tant qu’expatrié : guide complet 2026
Découvrez notre guide complet pour acheter une maison au Costa Rica et réussir votre projet immobilier en toute sérénité.
Acheter une maison au Costa Rica implique plusieurs démarches spécifiques, notamment sur le plan administratif et juridique. Bien que les étrangers puissent acquérir un bien immobilier librement, le processus diffère souvent de celui pratiqué dans leur pays d’origine.
Dans ce guide, nous détaillons les coûts, les taxes, les étapes d’achat et les moyens de paiement disponibles. Ainsi, vous saurez précisément à quoi vous attendre pour acheter une maison au Costa Rica.
Nous avons également réuni plusieurs conseils pratiques pour repérer certains éléments souvent négligés lors d’un achat immobilier. Vous comprendrez ainsi plus facilement tous les aspects liés à la transaction.

1. Conditions pour acheter une maison au Costa Rica en tant qu’étranger
Découvrez ci-dessous les principales exigences imposées par les autorités costariciennes pour acheter une maison au Costa Rica en toute légalité.
Il n’est pas nécessaire d’être résident légal au Costa Rica
En tant qu’acheteur étranger, vous n’êtes soumis à aucune exigence migratoire stricte. En effet, vous n’avez pas besoin de visa, de permis de résidence ni même d’être physiquement présent dans le pays pour acheter un terrain, une maison ou un appartement.
Par ailleurs, si le bien convoité vaut au moins 150 000 $ (environ 128 000 €), vous pouvez être éligible à un permis de résidence en tant qu’investisseur. Cette option facilite souvent certaines démarches d’immigration.
Limites et zones restreintes : la zone maritime-terrestre
Même si les étrangers peuvent généralement acheter une maison au Costa Rica sans restriction, certaines zones font exception. C’est notamment le cas de la zone maritime-terrestre, qui s’étend sur les 200 premiers mètres à partir de la ligne de marée haute :
- Zone restreinte de 50 à 200 mètres : ces terrains sont soumis à un régime de concession et à des règles plus strictes. Les étrangers ne peuvent détenir plus de 50 % d’une concession que s’ils résident légalement au Costa Rica depuis au moins cinq ans.
- Zone publique de 0 à 50 mètres : cette zone est inaliénable et toute construction y est interdite.
Documents et formalités notariales
- Passeport valide : il constitue votre principal document d’identification lors de la signature du contrat. Vous n’avez pas besoin de présenter une pièce d’identité locale, un visa ou de justifier d’une durée minimale de séjour.
- Procuration : si vous ne vous trouvez pas au Costa Rica, vous pouvez mandater une personne de confiance ou votre avocat. Celui-ci effectuera alors les démarches administratives en votre nom.
- Intervention d’un notaire : pour transférer la propriété, le notaire rédige et authentifie les documents. De plus, il règle les taxes correspondantes et enregistre le nouveau propriétaire auprès du Registre national du Costa Rica.
- Vérification du titre de propriété : le Registre national confirme l’identité du propriétaire et vérifie que toutes les obligations légales et fiscales liées au bien sont à jour.
Possibilité d’acheter via une société
De nombreux investisseurs étrangers choisissent d’acheter une maison au Costa Rica par l’intermédiaire d’une société anonyme (S.A.) ou d’une société à responsabilité limitée (S.R.L.). Cette solution facilite souvent la gestion des services publics et la protection du patrimoine. Toutefois, elle implique également des frais annuels de gestion et de maintien de la société.
2. Combien coûte une maison au Costa Rica ?
Le prix d’une maison au Costa Rica dépend principalement de son emplacement. En effet, les zones touristiques et les centres urbains affichent les tarifs au mètre carré les plus élevés. Voici un aperçu des prix pratiqués dans différentes régions du pays.
Prix au mètre carré
- Vallée Centrale : cette région regroupe la capitale San José ainsi que les villes d’Alajuela, Heredia et Cartago. Dans ces secteurs résidentiels, les prix varient généralement entre 1 100 et 1 600 $/m² (environ 940 à 1 365 €/m²). Ainsi, une maison moderne de 200 m² située dans une résidence sécurisée coûte entre 250 000 et 320 000 $ (environ 213 000 à 273 000 €).
- Guanacaste : des destinations comme Tamarindo, Nosara et Papagayo figurent parmi les plus chères du Costa Rica grâce à leur attractivité touristique. Dans ces secteurs, une villa de luxe avec vue sur l’océan peut atteindre entre 3 000 et 4 500 $/m² (environ 2 560 à 3 840 €/m²).
- Zones rurales et périphériques : dans des régions comme San Carlos, au nord de San José, ou le sud de Puntarenas près de la frontière panaméenne, les prix démarrent autour de 800 $/m² (environ 680 €/m²).
Quels facteurs influencent le prix d’une maison au Costa Rica ?
Les infrastructures constituent l’un des critères les plus importants lors de l’achat d’un bien immobilier. Ainsi, la proximité des autoroutes, des aéroports, des services publics et d’une connexion Internet haut débit influence fortement la valeur d’une propriété.
Par ailleurs, les maisons haut de gamme situées dans des résidences fermées ou des copropriétés impliquent généralement des frais de gestion mensuels. Ceux-ci varient le plus souvent entre 150 et 500 $ (environ 128 à 427 €).
Investissement étranger et pouvoir d’achat local
Le marché immobilier costaricien se divise en deux segments bien distincts. D’un côté, les acheteurs locaux, dont les revenus mensuels se situent souvent entre 900 et 1 000 $ (environ 770 à 855 €), recherchent des logements accessibles. Ces biens coûtent généralement entre 80 000 et 120 000 $ (environ 68 000 à 102 000 €).
L’emplacement influence fortement ces prix. Ces logements se trouvent donc principalement en périphérie des grandes villes ou dans des centres urbains secondaires. Toutefois, ils bénéficient encore d’un accès satisfaisant aux transports et aux services essentiels.
De l’autre côté, les investisseurs étrangers disposent souvent d’un budget plus élevé pour acheter une maison au Costa Rica. Ils peuvent ainsi accéder à des quartiers recherchés et à des biens mieux situés. Dans ce segment, les investissements débutent fréquemment autour de 350 000 $ (environ 299 000 €).
3. Taxes immobilières au Costa Rica
Avant de finaliser l’achat d’une maison au Costa Rica, il est essentiel de connaître les taxes et frais applicables. En effet, ces coûts influencent directement le budget total de l’acquisition. Il est donc préférable de les intégrer dès le début de votre projet immobilier.
Taxes lors de l’achat
Les frais de transfert représentent généralement entre 3 % et 4 % de la valeur du bien. Ils se répartissent comme suit :
- Taxe de transfert : 1,5 % du prix de vente.
- Droits de timbre et frais d’enregistrement : entre 0,5 % et 0,8 %.
- Honoraires du notaire : généralement entre 1 % et 1,25 %, auxquels s’ajoute une TVA de 13 % sur ces honoraires.
Taxes annuelles
- Taxe foncière : elle correspond à 0,25 % par an de la valeur déclarée du bien auprès de la municipalité.
- Taxe de solidarité : elle concerne uniquement les propriétés de luxe dont la valeur de construction dépasse environ 250 000 $ (environ 213 000 €). Son taux est progressif et varie entre 0,25 % et 0,55 %.
Impôt sur les plus-values
- Taux général : les plus-values nettes réalisées lors de la vente d’un bien sont imposées à hauteur de 15 %.
- Exonération pour la résidence principale : lorsque le logement vendu constitue la résidence principale du propriétaire et que cette situation peut être justifiée, la plus-value est totalement exonérée d’impôt.
Conventions de double imposition
Le Costa Rica applique un système fiscal territorial. Ainsi, seuls les revenus générés sur son territoire sont imposés. Par ailleurs, le pays a conclu plusieurs accords avec des États comme l’Espagne, l’Allemagne, les Émirats arabes unis ou encore le Mexique afin d’éviter la double imposition.

4. Étapes pour acheter une maison au Costa Rica
Acheter une maison au Costa Rica implique plusieurs démarches juridiques et financières. Il est donc essentiel de porter une attention particulière à chaque étape. Voici un guide pratique pour vous accompagner tout au long du processus.
1. Rechercher et sélectionner un bien immobilier
Vous pouvez rechercher un logement via des plateformes immobilières en ligne ou faire appel à un agent immobilier certifié par la Chambre costaricienne des courtiers immobiliers. Par ailleurs, des contacts locaux de confiance peuvent également faciliter votre recherche.
2. Vérifier le bien auprès du Registre national
Avant de présenter une offre, vous ou votre avocat devez consulter les registres du Registre national. Cette vérification permet de confirmer que le vendeur est bien le propriétaire du bien et d’identifier d’éventuelles hypothèques, saisies ou procédures judiciaires en cours.
De plus, vérifiez l’existence d’un plan cadastral à jour et assurez-vous qu’il correspond au terrain concerné. Dans le cas contraire, la transaction pourrait être retardée ou compliquée.
3. Présenter une offre et négocier les conditions
Soumettez une offre écrite afin de convenir du prix d’achat et de la répartition des frais de clôture. Ceux-ci sont généralement partagés à parts égales entre l’acheteur et le vendeur. Si vous souhaitez acquérir le logement meublé, établissez également une liste détaillée et officielle des équipements inclus dans la vente.
4. Signer une promesse d’achat et verser un acompte
Les parties signent ensuite un contrat préliminaire qui lance officiellement la procédure d’acquisition et retire le bien du marché. À cette étape, l’acheteur verse généralement un acompte compris entre 10 % et 20 % du prix du bien.
5. Effectuer les vérifications juridiques et administratives
Cette phase peut durer jusqu’à 30 jours. Pendant cette période, votre avocat vérifie que les services publics, les taxes et les différentes obligations liées au bien sont entièrement réglés.
Assurez-vous notamment que l’eau, l’électricité et les autres services fonctionnent correctement. Vérifiez également l’absence d’arriérés fiscaux et confirmez que le terrain est bien classé pour un usage résidentiel. Si vous envisagez une activité professionnelle, contrôlez aussi les autorisations correspondantes.
6. Finaliser la transaction et enregistrer la propriété
Enfin, les parties signent l’acte de transfert devant un notaire. Une fois le paiement effectué, le notaire transmet les documents par voie électronique au Registre national. En règle générale, l’enregistrement est finalisé sous quinze jours. Vous devenez alors officiellement propriétaire du bien.
Évitez les erreurs suivantes
- Ne pas faire appel à un avocat spécialisé : cette décision peut entraîner des retards, des dépenses imprévues ou même une mauvaise acquisition. En effet, l’avocat vérifie des éléments essentiels comme les taxes, la situation juridique du bien et les services associés.
- Oublier de vérifier le permis d’accès à l’eau : sans ce document, il est impossible de construire ou de rénover légalement. Il atteste que la propriété dispose d’un accès officiel au réseau d’eau. Vous pouvez le demander ou le vérifier auprès de l’AyA (Institut costaricien de l’eau et de l’assainissement) ou des ASADAS, chargées de la gestion de l’eau dans certaines zones rurales et côtières.
- Sous-estimer les frais de clôture : les taxes et frais administratifs représentent généralement entre 3 % et 4 % de la valeur du bien. Comme ces coûts sont à la charge de l’acheteur, il est indispensable de les intégrer au budget global pour acheter une maison au Costa Rica.
5. Comment payer une maison au Costa Rica ?
Le paiement d’un bien immobilier au Costa Rica exige une grande transparence. En effet, la réglementation locale impose de justifier l’origine des fonds utilisés. Voici les principales solutions pour acheter une maison au Costa Rica en toute sécurité.
1. Moyens de paiement disponibles
Les virements bancaires internationaux SWIFT constituent la méthode la plus utilisée pour transférer des fonds depuis l’étranger vers le Costa Rica. L’argent est envoyé directement d’un compte bancaire à un autre.
Toutefois, afin de limiter les risques, les acheteurs utilisent souvent un compte séquestre géré par un avocat ou un tiers de confiance. Ce mécanisme permet de conserver les fonds jusqu’à la confirmation officielle du transfert de propriété auprès du Registre national.
Le montant est ensuite versé au vendeur ou restitué à l’acheteur selon les conditions prévues. Par ailleurs, les résidents légaux peuvent ouvrir un compte bancaire local et effectuer des transferts nationaux, ce qui simplifie les démarches. Les non-résidents peuvent également ouvrir un compte avec leur passeport. Cependant, certaines limitations sur les montants transférés peuvent ralentir la transaction.
2. Restrictions et transferts de fonds
Pour tout transfert supérieur à 10 000 $ (environ 8 540 €), la banque réceptrice exige des justificatifs concernant l’origine des fonds. Ces documents peuvent inclure : des déclarations fiscales ; des relevés bancaires ; des contrats de vente immobilière ; des documents successoraux, le cas échéant.
Si l’origine des fonds ne peut pas être démontrée, la loi 8204 autorise les établissements bancaires à signaler l’opération comme suspecte et à bloquer les sommes concernées.
3. Peut-on obtenir un prêt immobilier en tant qu’étranger ?
Les étrangers peuvent accéder à un crédit immobilier au Costa Rica. Toutefois, les conditions varient selon leur statut de résidence et leur profil financier.
- Non-résidents : certaines banques privées accordent des prêts couvrant généralement entre 60 % et 70 % de la valeur estimée du bien. L’acheteur doit donc financer le reste de l’acquisition.
- Résidents : les détenteurs d’un titre de résidence costaricien peuvent solliciter des banques publiques. Selon leur dossier, celles-ci financent jusqu’à 80 % voire 90 % de la valeur du bien.
4. Documents requis
Un passeport valide ; un historique de crédit du pays d’origine ; des états financiers récents ; des justificatifs de revenus stables.
5. Conditions de remboursement et taux d’intérêt
Les taux d’intérêt appliqués aux prêts immobiliers se situent généralement entre 8,5 % et 10,5 % par an. Quant à la durée de remboursement, elle varie le plus souvent entre 15 et 25 ans. De plus, les banques facturent habituellement des frais d’ouverture représentant environ 1 % à 1,5 % du montant emprunté.
6. Achat comptant ou financement : quels avantages ?
L’achat comptant reste l’option la plus rapide et la plus appréciée des vendeurs. En effet, il accélère considérablement la transaction. De plus, il permet souvent de négocier une réduction comprise entre 5 % et 10 % du prix final.
Le financement par le vendeur constitue également une solution courante, notamment dans les zones touristiques. Dans ce cas, le vendeur demande généralement un acompte de 50 %, puis le solde est réglé par versements échelonnés sur une période pouvant atteindre cinq ans.
Toutefois, cette formule présente davantage de risques pour les deux parties. Il est donc indispensable de prévoir des garanties juridiques solides afin de sécuriser les paiements et le transfert définitif de propriété.
6. Conseils avant d’acheter une maison au Costa Rica
Acheter une maison au Costa Rica représente un investissement important. C’est pourquoi il convient de prendre certaines précautions afin de protéger votre capital et d’éviter des problèmes souvent négligés.
Réaliser une vérification juridique approfondie
Ne signez jamais un document ou une promesse d’achat sans effectuer un contrôle complet auprès du Registre national. Vérifiez l’absence d’impôts impayés et demandez systématiquement un certificat récent de disponibilité en eau.
Rester connecté pendant tout le processus
Pour accéder facilement aux informations liées à votre achat immobilier, les forfaits mensuels Holafly constituent une solution pratique. Ils permettent de rester connecté partout dans le monde. Ainsi, même en cas de déplacement imprévu vers le Costa Rica, vous bénéficiez d’une couverture dans plus de 160 pays.
Vous pouvez choisir entre une formule de 25 Go ou un forfait avec données illimitées. De plus, le partage de connexion permet d’utiliser facilement un ordinateur portable ou d’autres appareils.
Les deux forfaits incluent également l’avantage Always On. Celui-ci offre 1 Go de données gratuites chaque mois dans plus de 70 pays. Vous restez ainsi connecté même si votre enveloppe de données est épuisée ou si votre abonnement est temporairement suspendu.
Enfin, pour un court séjour destiné à suivre l’avancement de votre projet immobilier, l’eSIM Costa Rica Holafly permet de choisir précisément le nombre de jours de données illimitées dont vous avez besoin.
Conseils d’experts
Engagez un avocat indépendant ainsi qu’un courtier membre de la Chambre costaricienne des courtiers immobiliers (CCCBR). Évitez de vous appuyer uniquement sur des intermédiaires représentant le vendeur. Vous bénéficierez ainsi d’un accompagnement plus transparent et d’une meilleure protection de vos intérêts.
Découvrez le quartier avant d’acheter
Avant d’acheter une maison au Costa Rica, analysez attentivement l’environnement du bien. Vérifiez notamment l’accès aux transports, la disponibilité des services essentiels, la proximité des centres de santé et des commerces, ainsi que le niveau de sécurité à différentes heures de la journée.
Étudiez le marché immobilier local
Comparez les prix au mètre carré dans la zone qui vous intéresse. Le marché immobilier costaricien offre de nombreuses opportunités. Il est donc essentiel de vérifier que le prix demandé correspond aux transactions récentes réalisées dans le même secteur.
Restez vigilant face aux fraudes
Méfiez-vous des offres affichant des prix anormalement bas. De même, soyez prudent si un vendeur vous pousse à effectuer un paiement sans compte séquestre ou refuse de présenter les documents originaux liés à la propriété.
Questions fréquentes sur l’achat d’une maison au Costa Rica
En moyenne, le processus complet d’achat dure entre deux et quatre mois. Toutefois, ce délai peut varier selon la complexité du dossier et les vérifications nécessaires.
Oui. Si votre investissement immobilier dépasse 150 000 $ (environ 128 000 €), vous pouvez demander la résidence en tant qu’investisseur.
Ce n’est pas une obligation pour finaliser l’achat. Cependant, un compte bancaire costaricien facilite le paiement des services publics et des taxes annuelles.
Vous pouvez accorder une procuration à votre avocat ou à une personne de confiance présente sur place. Celle-ci pourra alors accomplir les démarches en votre nom.
Dans la plupart des cas, il est possible de négocier une réduction comprise entre 5 % et 10 % du prix affiché. Cette marge dépend notamment du mode de paiement choisi et des conditions du marché.
